
Investir dans la prévention et l’élimination du travail des enfants – par le biais de la protection sociale, de l’éducation, du travail décent et des mesures connexes, ainsi que par des mesures visant à identifier et à retirer les enfants du travail et à soutenir leur réintégration dans le système éducatif et vers des alternatives décentes – génère des retombées sociales et économiques qui surpassent largement les coûts. Des analyses coûts-avantages mondiales ont suggéré que les gains économiques liés à l’élimination du travail des enfants pourraient être plusieurs fois supérieurs aux investissements
financiers nécessaires. Par ailleurs, des travaux plus récents de l’OIT sur les déficits de financement de la protection sociale et des finances publiques confirment que les dépenses consacrées aux enfants et aux familles constituent un fondement pour une croissance inclusive et durable, et non une simple dépense budgétaire. Pourtant, malgré les engagements pris dans le cadre de l’Appel à l’action de Durban et les discussions récentes menées dans le cadre du processus de financement du développement des Nations Unies et du Sommet social de Séville, nombre des systèmes clés qui influent sur le travail des enfants – protection sociale, éducation, inspection du travail et protection de l’enfance – demeurent sous-financés, et le financement est souvent fragmenté et instable.
Dans ce contexte, la session se concentrera sur l’élaboration de stratégies cohérentes et durablement financées pour prévenir, combattre et éliminer le travail des enfants, reposant principalement sur les budgets nationaux et complétées par la finance publique internationale ainsi que par des investissements privés et philanthropiques responsables. La Partie I proposera un cadrage concis de ce qui doit être finance, et pourquoi, en mettant en évidence les principaux systèmes qui réduisent les risques de travail des enfants, l’importance de l’espace budgétaire, ainsi que ce que nous savons des écarts et des flux de financement.
La Partie II portera sur les stratégies et les mécanismes de financement : comment les pays peuvent renforcer la mobilisation des ressources intérieures et optimiser l’utilisation de leur marge de manœuvre budgétaire (par le biais de la fiscalité, des contributions, de la réaffectation budgétaire et des réformes), comment l’aide publique au développement et les institutions financières internationales peuvent être utilisées de manière plus stratégique comme catalyseurs dans le cadre des stratégies nationales, et comment les cadres commerciaux, la conduite responsable des entreprises et la diligence raisonnable dans les chaînes d’approvisionnement, ainsi que des dispositifs pratiques mobilisant le secteur privé de manière transparente et alignée sur les priorités nationales, peuvent contribuer à mieux aligner et à accroître les contributions privées et philanthropiques au regard des priorités nationales.
L’interprétation n’est pas disponible pour la diffusion en ligne.
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